L'incroyable inventaire du patrimoine bouddhiste en Afghanistan

Le pays est depuis trente ans associé à des images de guerre : occupation soviétique, guerre civile, talibans… Au point d’oublier à quel point l’Afghanistan a alimenté les fantasmes des archéologues et des aventuriers de tout poil. C’est là qu’Alexandre le Grand, parti à la conquête de l’Asie, aurait rencontré et épousé la belle Roxane dans les années 330 avant notre ère ; là que le bouddhisme a trouvé un terreau fertile et déployé quelques-uns de ses plus beaux chefs-d’œuvre à l’image de la vallée de Bamiyan et de ses tristement célèbres bouddhas sculptés dans la falaise (et détruits par les talibans en 2001) ; là encore que passèrent pendant des siècles les marchandises qui empruntaient la route de la soie, thé, épices, pierres précieuses, soieries… Au carrefour de l’Asie centrale, du monde perse, et des cultures du sous-continent indien (Pakistan et Inde), l’Afghanistan suscite depuis toujours les convoitises, et pour cause : c’est l’un des pays de la planète les plus riches en mines de cuivre, or, argent ou encore lapis-lazuli, cette pierre semi-précieuse qu’on retrouvait déjà dans les tombes mésopotamiennes d’Ur ou sur les parures des pharaons d’Égypte.