Dans une ferme du Sussex, l'ombre du Brexit

A première vue, le Brexit peut sembler indolore pour une petite ferme biologique comme celle d'Ellie Woodcock, à deux heures au sud de Londres.

Pas de droits de douane, pas de casse-tête à la frontière. Mais comme tout ce qui concerne le Brexit, c'est sans compter les nombreux effets boomerang.

"Je pense que le Brexit va avoir un impact très négatif sur la communauté agricole, et moi je fais partie de cette communauté", explique Ellie qui co-gère la ferme Brambletye. 

Brambletye, exploitation de vingt hectares, produit des pommes, des poires, des framboises et des mûres. Sans oublier des oeufs pondus par des dizaines de poules au plumage roux "Elevées en liberté/

Ellie, Stein et leurs employés - la ferme fait travailler 20 personnes en comptant les vendeurs - produisent presque tout sur place, y compris les compotes et jus de fruits embouteillés et étiquetés dans un hangar où s'affairent trois ouvriers.

Si la ferme Brambletye a choisi de se focaliser sur quelques produits, d'autres petits cultivateurs font venir des fruits d'Espagne, du Portugal ou d'autres contrées ensoleillées d'Europe pour compléter leurs étals pendant les longs mois pluvieux d'hiver.  Tout ce que nous plantons dans la terre est importé. Le Brexit va nous toucher beaucoup parce que les prix vont monter. Les petites fermes vont souffrir le plus", se désole Dave Newton, de la ferme Brockmans, dont l'étal fait face à celui de Brambletye.