2 novembre

Comme je ne souhaite pas me rendre sur la tombe des miens le jour des morts, j'ai rassemblé sur mon balcon un cyclamen en mémoire de Suzanne, ma deuxième mère et trois chrysanthèmes jaune pour mon frère aîné, rouge et blanc pour mon frère cadet et blanc pour ma mère. Des anémones, les fleurs préférées de mon père sont présentes dans mon salon. Heureusement que nous avons les fleurs et leurs couleurs éclatantes pour égayer un tableau bien sombre de ma famille qui m'a quittée il y a plus de trente ans brutalement. Un jeu macabre de morts en chaine pour des  raisons qui restent injustifiées. ...

Et voilà que je me retrouve par hasard, à l'église St Eustache en train d'allumer une bougie à la mémoire des miens en les confiant, sans le savoir aux bons soins de Ste Rita, celle des causes désespérées. C'est bien la cas....

Et Camille qui part en Guadeloupe quelques jours et Hugo,  à qui je raconte mon expédition sur la Soufrière il y a quelques années, sur les pas de mon grand-père qui était  parti dans les années 20 comme contremaître dans les plantations de canne à sucre de la famille Darboussier....Et je m'interroge : quel est le lien de cause à effet de ce séjour avec la mort de ses petits fils ? Je ne peux m'empêcher de penser à ce livre dans lequel l'exhumation d'un grand-père entraine le suicide de son petit-fils ????? J'ai bien des pistes mais elles n''expliquent pas ce geste....