C'est un mouvement inédit, une contestation qui est née sur les ronds-points de la France périphérique. Il y a un an des dizaines de milliers de personnes enfilent un gilet jaune, le symbole d'un profond ras-le -bol social.

Taxe sur les carburants, matraquage fiscale, mort des services publics, les raisons de l'inquiétude sont aussi hétéroclites que les "gilets jaunes" eux mêmes.

 

Des milliers de "gilets jaunes" s'emparent de l'un des symboles du pays : l'Arc de triomphe. A quelques centaines de mètres, à l’Élysée, le pouvoir inquiet se rend compte de l'ampleur de la crise. Exit alors  la taxe sur les carburants, puis hausse du salaire minimum, une prime de fin d'année, le retour des heures supplémentaires défiscalisées, mais rien sur l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pourtant l'une des principales demandes des "gilets jaunes". Le discours a du mal à convaincre dans une France qui ne se sent plus écoutée.Pour écouter les Français, on  organise le "grand débat". Des mois de déplacement à travers le pays pour tenter d'apaiser la colère et trouver des solutions à un mal être presque impalpable.