Des tracteurs d'agriculteurs dans Paris et Berlin

Attendue aux principales entrées de la capitale, une mobilisation sans précédent se place dans la continuité de deux actions  au cours desquelles les agriculteurs s'étaient déjà réunis partout en France pour alerter sur leur situation économique et dénoncer l'action politique en cours.

A ce grief s'ajoute la remise en cause de «mesures réglementaires franco-françaises qui plombent la performance des exploitations», et surtout le controversé accord CETA, qui ne passe toujours pas.

Pour les éleveurs, cet accord de libre-échange entre l'Europe et le Canada revient à demander à l'agriculture française de respecter des contraintes qui ne sont pas exigées en retour.

Le texte, adopté en première lecture dans la douleur par une majorité déchirée, est venu enflammer un monde paysan déjà bouleversé par les contraintes liées à la transition écologique et des sécheresses ou canicules à répétition.

Mais si la crise que traversent les agriculteurs est économique, elle est aussi existentielle et par conséquent bien plus profonde.