Du côté du Pôle du Nord

Du côté du pôle Nord, une nouvelle  tendance a été observée . Un trou exceptionnellement grand s'est formé dans la couche d'ozone. Ce phénomène, qui ne se produit généralement qu'une fois par décennie, a cette année battu un record. Les dernières observations de ce type remontaient à 1997 et 2011.

En Arctique, les scientifiques expliquent ce phénomène par des variations de températures liées aux concentrations de gaz. Les CFC, associées aux faibles mesures des thermomètres, forment dans la stratosphère des "nuages nacrés". Lorsque le soleil perce ces nuages, les gaz affectent les molécules d'ozone. Un phénomène exceptionnellement rare certes, mais qui devrait rentrer dans l'ordre naturellement : avec l'arrivée du printemps et des températures adoucies, le soleil devrait réchauffer la stratosphère du pôle Nord  et terminer de faire disparaître ces nuages nacrés.

Du côté de l'Antarctique

Du côté de l'Antarctique, la couche d'ozone semble en passe de se rétablir. Une équipe de scientifiques du Colorado a publié les conclusions de sa dernière étude dans la revue Nature . Elle a constaté que le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique continuait à se résorber : les résultats suggèrent une suspension, voire une inversion des tendances observées jusqu'alors, entraînant une amélioration de l'atmosphère dans l'Hémisphère sud.

D'ordinaire, des vents très rapides appelés "courants-jets" - ou jets streams - tourbillonnent en permanence à haute altitude au-dessus des pôles de la planète, circulant d'ouest en est. Mais ces dernières décennies, l'appauvrissement de la couche d'ozone avait entraîné des déplacements inhabituels de ces courants, affectant le climat sur Terre : au-dessus du pôle Sud, le courant-jet se déplaçait alors vers le sud, perturbant les rythmes de pluie, les courants océaniques, leur température, leur concentration en sel... 

Mais sur la base des observations satellitaires et de simulations climatiques, les auteurs de l'étude ont constaté une "pause" de ces déplacements problématiques, projetant même une inversion des tendances de migration du courant-jet de l'Antarctique.

D'ordinaire, des vents très rapides appelés "courants-jets" - ou jets streams - tourbillonnent en permanence à haute altitude au-dessus des pôles de la planète, circulant d'ouest en est. Mais ces dernières décennies, l'appauvrissement de la couche d'ozone avait entraîné des déplacements inhabituels de ces courants, affectant le climat sur Terre : au-dessus du pôle Sud, le courant-jet se déplaçait alors vers le sud, perturbant les rythmes de pluie, les courants océaniques, leur température, leur concentration en sel... 

Mais sur la base des observations satellitaires et de simulations climatiques, les auteurs de l'étude ont constaté une "pause" de ces déplacements problématiques, projetant même une inversion des tendances de migration du courant-jet de l'Antarctique.