A Venise les constructeurs de gondoles ont le vague à l'âme

Il n'en reste qu'une poignée à Venise, nichés dans quelques recoins de la lagune: les "squeri", petits chantiers navals fabriquant les célébrissimes gondoles, comptent sur le retour des touristes, gage de salut pour leur activité ancestrale.

De la multitude qui peuplait Venise au temps du peintre Canaletto, connu pour ses panoramas de la Sérénissime au XVIIIe, seuls quatre squeri ont survécu jusqu'à aujourd'hui, tous à l'arrêt ou presque depuis que l'épidémie de coronavirus a vidé la cité de ses gondoles.

"Venise sans les gondoles est sombre, elle n'a plus de sens", se désole Roberto Dei Rossi, l'un des rares charpentiers à perpétuer la tradition des "squeraioli", les constructeurs de ces barques noires et allongées, uniques au monde.