Vendée Globe

Arrivée en vue, c'est le moment où les sponsors se rappellent à votre bon souvenir. "Le mien m'a demandé de finir dernier, pour avoir plus de retombées publicitaires, explique Norbert Sedlacek, qui luttait à ce moment-là avec Raphaël Dinelli pour éviter le bonnet d'âne. Je lui ai répondu 'oui', mais je n'en ai rien fait !" De toute façon, après trois mois de mer, la place de dernier est devenue très relative : "On était 20 au départ, je suis 10e à l'arrivée, c'est comme ça que je vois les choses", insiste Benoît Parnaudeau. Et le public des Sables d'Olonne accueille chaque arrivant en nombre, avec force fumigènes et clameurs. "Je n'ai pas assez profité du passage dans le chenal, soupire Karen Leibovici, dernière de l'édition 2004. Mais comme il n'y avait pas un souffle de vent, j'avais galéré pendant des heures à franchir la ligne".