La dame de Rangoon

Aucun signe de la "Dame de Rangoun". Le parti la Ligue nationale pour la démocratie a demandé la libération immédiate d'Aung San Suu Kyi au lendemain de son arrestation par l'armée, alors que le conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir en urgence à huit clos ce mardi pour évoquer la marche à suivre après le coup d'Etat militaire.

Aung San Suu Kyi avait anticipé son arrestation et fait transmettre un message de résistance à la population birmane par son parti. Mais jusqu'ici, à Rangoun, la capitale économique du pays, la situation est calme malgré cette confiscation du pouvoir.

 
 

Ce putsh militaire, un retour en arrière démocratique dans l'histoire de la Birmanie, a été globalement condamné. Le nouveau président américain Joe Biden a appelé à une réponse internationale unie et à d'éventuelles nouvelles sanctions :

"Comme vous le savez, les États-Unis avaient levé les sanctions contre la Birmanie (Myanmar, ndlr) au cours de la dernière décennie sur la base des progrès démocratiques réalisés. L'annulation de ces progrès nécessitera une révision immédiate de nos sanctions, suivie d'une action appropriée. C'est donc pour cela que Joe Biden a lancé cet appel" a expliqué Jen Psaki, porte-parole de la Maison Blanche.